Mayotte à l’honneur

Publié le par Said AHAMADI

raos danse

Daniel Zaïdani, le président du conseil gé­néral, Saïd Ahamadi Raos troisième vice-président du conseil général chargé de la coopération régionale, Saïd Salimé chargé de la culture au sein du conseil général ont fait le déplacement en plus des membres du cabinet pour le festival. En charge d’or­ganiser la venue des artistes mahorais, Franck Pc a été engagé comme presta­taire de services en événementiel et il s’est attelé à trouver des hôtels à la délégation mahoraise.

   

Quand la délégation de Mayotte est passée, Raos en tête, suivi de Daniel Zaïdani, ont rejoint les chanteurs de Pa­mandzi pour esquisser des pas de danses, devant le regard amusé des spectateurs.


 Lors du défilé, au coeur de Hell-ville, devant le marché couvert, se sont instal­lés les officiels mahorais et malgaches avec une vue imprenable sur le spectacle. Quand la délégation de Mayotte est pas­sée, Raos en tête, suivi de Daniel Zaïdani, ont rejoint les chanteurs de Pamandzi pour esquisser des pas de danses, devant le re­gard amusé des spectateurs.

 

Pour le président du conseil, "c’est un moment important qui permet à Ma­yotte d’assoir une image dans l’Océan-In­dien. Un moment d’ouverture qui permet de montrer les similitudes entre les deux îles aux parfums de l’Océan-Indien". La ministre de la culture de la HAT (Haute au­torité de transition) Elia Ravelomanantsoa, se dit fière de cet évènement qui sort de son rôle touristique vers un rôle culturel.

 

 La présence de Mayotte est une des illustrations de ce dessein.

Daniel Zaïda­ni, s’est laissé rêver à une possible orga­nisation d’un festival de même envergure à Mayotte. "Pourquoi pas un tel festival à Mayotte dans les années à venir ?", s’est-il permis d’imaginer. Mais, quand on sait que même la fête de la musique a été annulée l’année dernière, on reste dubitatif.

 

C’est tard dans la soirée que la qua­rantaine de groupe est arrivée au stade d’Ambodivonio, où se dérouleront les fes­tivités et les concerts jusqu'à dimanche. Et en tant qu’invités d’honneur, les jeunes danseurs du Clej de Pamandzi ont été in­vités à monter sur scène et à montrer leur savoir-faire. Ce qu’ils ont fait avec excel­lence, de l’avis des observateurs présents.

 

 

Les artistes présents

Ce jeudi soir du côté des artistes Maho­rais, ce sont les mythiques Viking de La­batoir qui ouvriront le bal sur scène suivis par la malgache Tence Mena. Bouhouri, Bodo Styl, Bo Houss, Bob Dahilou, San­dati, Baré feront le stade d’Ambodivonio de vendredi à dimanche. Du côté des ar­tistes malgaches, il y aura Tsiliva, Hazola­hy, Lola, Lily…et Fandrama fermera le bal. "Le beau gosse", comme on le surnomme ici, a déjà montré un peu de son savoir-faire au Taxi-Bé d’Ambatoloaka, en com­pagnie de certains chanteurs mahorais.

 

 

Historique du Donia

C’est en 1994, que des opérateurs touris­tiques nosybéens choisissent de créer un festival pour la promotion de l’île. Près de 20 ans plus tard, le festival a pris de l’am­pleur et a vu monter sur scène les plus grands artistes de Madagascar et de la ré­gion indianocéane. "Ils créent le COFESTIN (Comité d'Organisation du Festival de Nosy Bé) et à force de volonté, d'obstination et de persévérance, ils organisent le premier festival de Nosy Bé : Le Donia (la vie, la belle vie en langage Sakalave du nord de Madagascar), qui a lieu en mai 1994." lit-on sur le site du festival.

   

 Actuellement, c’est près de 50 000 personnes qui convergent vers Hell-Ville pour le festival Donia, c’est toute la popu­lation de l’île, plus dix milles spectateurs. Du petit festival bien discret, Donia est de­venu incontournable actuellement, tant au niveau touristique, économique et main­tenant culturelle. Ce vendredi, il devrait y avoir une conférence sur les liens histo­riques entre Nosy-Be et Mayotte.

Publicité

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article